Message du Consul (mis à jour en mars 2019)

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Aux champs du printemps
              Pour cueillir la violette
                            M’en étais venu
                                       Et ne pouvant la quitter
                                                     Toute la nuit j’y suis resté
 
(Traduction de René Sieffert, in Man Yôshû, poème n°1424, livres VII à IX, Pof /Unesco 2001)

Apparemment l’hiver a été doux au Japon cette année, mais moi à Lyon j’ai trouvé l’hiver très froid, comme celui de l’année dernière. Dès le mois de mars, nous voilà tous à l’affut du moindre indice indiquant que le printemps arrive.

Parce que les violettes qui fleurissent dans les champs sont les prémices du printemps, ce sont des fleurs très populaires. Dans le poème d’ouverture, la vue des violettes qui annoncent le printemps réjouit le cœur du poète à un tel point qu’il décide de rester près d’elles toute la nuit. La couleur pourpre des violettes c’est le souffle du printemps. Notre époque moderne est saturée de couleurs, mais dans les temps anciens, seules existaient les couleurs naturelles produites par la nature. La couleur pourpre des violettes dans les champs desséchés par l’hiver était le signe indéniable que le long hiver avait pris fin et que le printemps était de retour.

Lorsqu’il fait soleil, pourquoi ne pas en profiter pour aller faire une petite promenade dans le parc voisin  et y découvrir par hasard, dans un coin ensoleillé une petite fleur des champs, messagère du printemps tout proche.
 
01 mars 2019
Hidekazu NAGASAWA
Consul, Chef du Bureau Consulaire du Japon à Lyon